Instantanés d’ateliers

// Pédagogie

Téléphone mobile et éducation à l’image

Le téléphone mobile peut-il s’insérer dans des démarches d’éducation à l’image ?

Le festival décline cette question tout au long d’une journée de réflexion, en présence de représentants de l’Éducation nationale, de porteurs de projets, d’intervenants et de participants à divers ateliers. Bref aperçu de quelques rencontres de l’équipe Pocket Films sur des projets achevés ou en cours de finition...


Lycée Jean Renoir de Bondy. Le projet “Filmer le réel”, mené à l’année par le Forum des images, encadre des lycéens dans une démarche de création documentaire avec téléphone mobile vidéo.

Lors du visionnage des rushes, un groupe étudie les images d’un entretien. Le son est mauvais, il va falloir recommencer. Mais ne risque-t-on pas de perdre la spontanéité de l’interviewé ?

Institut national des jeunes sourds, au même moment à Paris. À la suite de l’appel lancé par Retour d’image - un festival de cinéma ouvert sur les différences -, les participants à l’atelier “Réalisation avec téléphone portable” évoquent leurs premiers essais. Un modèle avec touches sonorisées a été choisi pour les cinéastes aveugles.

Les explications de Diane Maroger, directrice de Retour d’image, sont traduites en langage des signes par une interprète.

Chateauroux-Deols, Point Rencontre Information Jeunesse, février 2008. Des adolescents envoient leurs images par bluetooth pour préparer le montage de leur film Prisonnière des souvenirs, réalisé dans le cadre d’un atelier Passeurs d’image-Pocket Films. Plus que trois jours pour terminer !

Un collège de Seine-Saint-Denis, année scolaire 2007-2008.
Philippe Troyon, cinéaste, entre dans une classe de 3e avec un vidéoprojecteur, un DVD et un téléphone portable. Il montre des tableaux, des photographies, des films, des courts métrages tournés avec téléphone. Il raconte ce désir des hommes de laisser une trace, des peintures rupestres aux films de famille. Puis il propose aux élèves de filmer un objet, un sentiment, de transmettre un regard, de réaliser en fait ce qu’il appelle des “cellulogrammes”.

“Avec le téléphone portable, on touche à l’image, au son, à l’écrit même. On a tout en main, explique-t-il. Alors, s’il faut communiquer avec cet outil, autant le faire à travers la beauté et la poésie !”

Le projet Cellulogrammes se décline avec 4 classes, du CM1 à la Terminale.