PUM de Jimmy Glasberg et Jean-Louis Langlois

// Les installations

Un collectif de réalisateurs expose les PUM (Programme Ultra

Minimaliste), des boucles composées de plans-séquences uniques,

captés avec un appareil qui tient dans la poche. Une nouvelle forme de

création basée sur la répétition.

“La répétition ne change rien dans l’objet qui se répète, mais elle change quelque chose dans l’esprit qui le contemple.”

David Hume, Traité de la nature humaine, 1739.

Manifeste PUM

Le PUM est un plan-séquence réalisé avec une caméra poing (1), une caméra numérique de poche, le plus souvent un appareil photo à carte mémoire ou un téléphone portable.

L’action de “PUMer” est la réponse ludique au stimulus lié à une pulsion filmique, pulsion filmique qui pousse le filmeur à agir instantanément face à une scène du réel qui se déroule devant lui, établissant alors “le jeu du je ou le je du jeu”.

Le PUM est une entité filmique à l’état brut, c’est-à-dire sans montage ni son additif. Les travellings sont effectués par déplacement du corps, non par travelling optique. Enfin, le PUM est un plan-séquence qui s’expose en boucle.

C’est la recherche d’un moment de grâce soumis à l’épreuve de la répétition qui donne au PUM son authenticité.

Le PUM est esthétique, politique et éthique (2).

Il a pour but de faire prendre conscience à tous des valeurs fondamentales de l’acte de filmer et de redonner ainsi du sens à cet acte.

Jimmy Glasberg, Roger Ikhlef, Jean-Louis Langlois

Avec la collaboration de Sandrine Romet-Lemonne